Cultiver malgré le froid : résilience, planification et bien-être dans l’agriculture du N-B
Février au Nouveau-Brunswick est marqué par des journées plus courtes, des champs gelés et un rythme plus lent à l’échelle du paysage, alors que le froid s’installe. Bien que cette période de l’année puisse sembler tranquille, elle représente une phase cruciale de planification et de préparation pour les agriculteurs et agricultrices de la province. Les décisions prises au cours de ces premiers mois de 2026 façonneront l’année à venir pour plusieurs et établiront les bases des attentes pour la saison à venir.
Les producteurs et productrices agricoles du Nouveau-Brunswick sont habitués à s’adapter et ont fait preuve d’une résilience et d’un engagement remarquables face à une grande variété de conditions météorologiques ayant une incidence sur la production, les rendements, les opérations et les marchés. Qu’il s’agisse de composer avec un climat imprévisible, de s’adapter à l’évolution des marchés ou de relever des défis persistants en matière de main-d’œuvre, ils continuent d’évoluer et de persévérer tout en demeurant profondément enracinés dans leurs communautés.
Les températures extrêmement froides ont des répercussions sur les exploitations bien au-delà de ce qui est visible dans les champs, exerçant une pression accrue sur l’équipement, les infrastructures et les soins aux animaux, tout en augmentant les exigences quotidiennes. Ces périodes prolongées de froid entraînent des coûts énergétiques nettement plus élevés, puisque le chauffage des étables, des serres, des systèmes d’eau et des installations d’entreposage devient essentiel pour assurer le bien-être des animaux et protéger les cultures et l’équipement. Ces dépenses supplémentaires rendent la planification hivernale d’autant plus importante.
« Chaque hiver apporte son lot de nouveaux défis pour les agriculteurs et agricultrices : conduites d’eau gelées, doigts et oreilles engourdis par le froid, déneigement constant et vérifications des étables à 4 h du matin auprès des mères en gestation. Dans tout cela, il est important d’être conscient de l’impact du stress sur nous-mêmes et sur les autres, de faire preuve d’empathie envers celles et ceux qui apprennent encore le métier, et de demander conseil à ceux qui ont traversé des décennies de froid intense et la frustration (et les coûts !) que cela entraîne inévitablement. Être capable et prêt à s’adapter nous rend plus forts, surtout lorsque nous savons à quoi nous attendre et que nous pouvons planifier en nous appuyant sur les leçons apprises par d’autres. Pour celles et ceux qui luttent en silence, craignant les difficultés qui les attendent chaque matin, n’oubliez pas de prendre soin de vous et de vous pardonner vos erreurs. Appelez un ami, reposez-vous lorsque vous en avez besoin, faites une pause en cessant de vérifier des comptes bancaires à sec. Ensemble, réjouissons-nous du fait que chaque jour nous rapproche un peu plus du printemps et de l’abondance qu’il apportera assurément. », affirme la nouvelle présidente de l’AANB, Danielle Connell.
L’hiver peut être une période particulièrement difficile pour certaines personnes du secteur, alors que les préoccupations liées à la santé mentale et l’incertitude d’une nouvelle saison exigeante refont surface. Consciente de cette réalité, l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick continue de soutenir le bien-être des agriculteurs et agricultrices par l’entremise d’initiatives telles que le programme Ferme Parle Soins, incluant un nouveau programme de mieux-être destiné aux producteurs, afin de garantir l’accès à du soutien au moment où il est le plus nécessaire.
À l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, nous travaillons aux côtés des producteurs, des groupes de produits de base et des partenaires de l’industrie afin de favoriser la collaboration, les solutions en matière de main-d’œuvre et la planification à long terme qui renforcent le secteur. Alors qu’une nouvelle stratégie de croissance agricole et une stratégie numérique sont en cours d’élaboration, nous nous concentrons sur le renforcement des piliers qui façonnent notre industrie et soutiennent son rôle de moteur essentiel de l’économie du Nouveau-Brunswick.
La résilience en agriculture ne se définit pas par les défis rencontrés, mais par la manière dont ils sont relevés, saison après saison.
Les agriculteurs et agricultrices n’ont pas à faire face seuls aux défis de l’hiver. Si vous ou une personne de votre entourage pourriez bénéficier de soutien, apprenez-en davantage sur le programme Ferme Parle Soins et les nouvelles initiatives de mieux-être destinées aux producteurs en visitant :
https://farmtalkcare.ca/care/about-the-farmer-wellness-program/